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Je sais que j'aime, je sais que j'ai...

Mardi 14 novembre, 07h15 sur M6. Diffusion en exclusivité du nouveau clip live de Mylène, Avant que l'ombre...
8 minutes de bonheur total, d'émotions, de frissons, de souvenirs...









16.11.06 16:41


A broken promise, you are not honest. I’ll bide my time, I'll wait my turn...



"I wrote this novel just for you
It sounds pretentious but it’s true
I wrote this novel just for you
That’s why it’s vulgar
That’s why it’s blue
And I say, thank you
And I say, thank you

I wrote this novel just for Mom
For all the mommy things she’s done
For all the times she showed me wrong
For all the time she sang god’s song
And I say thank you Mom
Hello Mom
Thank you Mom
Hi Mom


I read a book about Uncle Tom
Where a whitey bastard made a bomb
But now Ebonics rule our song
Those motherfuckers got it wrong
And I ask
Who is Uncle Tom ?
Who is Uncle Tom ?
Who is Uncle Tom ?
You are

I read a book about the self
Said I should get expensive help
Go fix my head
Create some wealth
Put my neurosis on the shelf
But I don’t care for myself
But I don’t care for myself
But I don’t care for myself
I don’t care


I wrote this novel just for you
I’m so pretentious, yes it’s true
I wrote this novel just for you
Just for you
Just for you"


Placebo - Blue American

ça marcherait aussi avec Black Eyed. Ou Broken Promise. ça marcherait aussi avec un simple allez vous faire foutre. Mais une chanson, c'est plus discret. "I wrote this novel just for you."

Listening : Placebo - Concert acoustique M6 31.08.06 - Song to say goodbye
11.11.06 00:52


Now nothing ever - ever goes my way



"Always stays the same
Nothing ever changes
English summer rain
Seems to last for ages

Always stays the same
Nothing ever changes
English summer rain
Seems to last for ages

I’m in the basement
You’re in the sky
I’m in the basement baby
Drop on by


I’m in the basement
You’re in the sky
I’m in the basement baby
Drop on by"


Rien de mieux que ces quelques paroles de Placebo pour résumer mon sentiment actuel. "I'm in the basement, you're in the sky." Sans viser une seule et unique personne, ces mots s'appliquent plus à moi-même et à mon rapport avec les autres. Je ne me sens pas à la hauteur, dépassée par l'image que les gens se font de moi, dépassée par ce que je crois être, par ce que je suis réellement, par ce que je voudrais être surtout. Et par toi, qui ne rate jamais rien, qui réussit dans tous les domaines, et par toi, entouré d'amis, petit pianiste, adulé par ta famille... Par la mienne aussi, du coup. Toi que j'adore et dont je vois chaque jour grandir un peu plus la réussite, et par la même occasion la fierté que tous t'accordent. Toi aussi, qui même loin là bas m'écrase sans le vouloir, sans même le savoir, de tout le poids de ta réussite, de tout le poids de tes connaissance, de tout ce poids de certitudes par rapport à ton avenir qui s'annonce évidemment brillant. Dans ma tête se bousculent les rêves, les idées, les envies. Mais quand j'ouvre les yeux, qu'est ce qu'il en reste ?

"It’s in your reach
Concentrate
It’s in your reach
Concentrate"


Listening : Charlotte Gainsbourg - 5.55
9.11.06 16:13


Et moi, et moi, et moi



Lorsque je m'ennuie sur le net, qu'il n'y a rien à la télé et que je n'ai surtout rien de mieux à faire de mon temps, il m'arrive de me faire un parcours skyblog. Je passe de skyblog en skyblog, parfois je me rend sur skybeurk, histoire d'avoir un point de départ. Et c'est souvent sur une véritable mine d'or que je tombe. C'est fou ce que les adolescents ont, de nos jours, la faculté de se rendre ridicules en si peu de temps.

Hier et aujourd'hui, je me suis attaquée à la lecture de blogs dits "émo". Alors ne faites pas les étonnés, car moi non plus je connaissais pas l'existence de cette tribu jusqu'à maintenant. Bref, pas besoin de me lancer dans une description minutieuse, c'est juste une tribu de plus, crée par un groupe d'adolescents et mal de moutonnerie. Je ne dis pas ça méchamment (mais non, mais non), au contraire, je dirais même que leur style me plaît bien, et j'écoute à priori la même musique qu'eux. Mais les gros débats internes, qui tournent toujours autour de la question cruciale "en es-tu un ? n'en es-tu pas un ? est-ce un vrai ? bouuuh c'est un faux" me fait bien rigoler. J'adore lire leurs commentaires énervés, les voir débattre en long en large et en travers de qui à le droit d'être appelé "émo", de qui n'est là que pour le look, de qui est un vrai... C'est rigolo de retrouver exactement les mêmes histoires dans d'autres tribus, que ce soit les gothiques, les fashions, les baba, même les racailles (qui pourtant brassent à tout va, comme tout le monde le sait.) Et tous ces groupes se crachent bien sûr dessus, chacun étant persuadé de valoir mieux que l'autre. Et de petites guerres se créent, ça donne un sentiment d'importance aux personnes concernées, un but peut être. Ce qui m'amuse encore plus, c'est ce besoin viscéral qu'ont la majorité des jeunes à ranger les autres, et eux-mêmes, dans de petites cases soigneusement étiquetées. De se faire passer pour "différent" et "au dessus de la masse", tout en tenant plus que tout à son appellation, à sa petite étiquette dans le dos. Et surtout ne pas se tromper de noms, de groupes, ce serait fatal.

C'est amusant. Les jeunes sont amusants. Des fois. Le souci c'est que moi aussi, je suis jeune. Et que moi aussi, j'ai sans doutes l'air ridicule aux yeux des autres, par certains points de mon caractère ou de ce que je suis. Et que moi non plus, je ne peux pas faire deux mètres dans la rue sans être cataloguée, en fonction de ce que je porte sur le dos. Gothique le mardi, même si la veille je m'affichais avec un t shirt Hello Kitty, peu importe, il faut me ranger, vite ! Ce serait trop angoissant de laisser les gens en dehors de leur case, de ne pas les enfermer dans un carton, avec les autres membres de leur espèce. Imaginez, tous ces électrons libres, non répertories ! La panique, comment s'y retrouver ? (...) On se rassure comme on peut, hein.

Bref, tout ça pour dire que parfois je me poile bien, de skyblog en skyblog. Et qu'une fois la page internet fermée, une fois l'ordinateur éteint, il m'arrive de me dire qu'au fond, on est pas si mal, seul.

Listening : The Killers - Read my mind
3.11.06 18:52


L'été qui s'achève tu partiras à cent mille lieux de moi



(Si un jour on m'avait dit que je citerais Roch Voisine, j'aurais pris peur)

J'ai ma valise à défaire, et je déteste ça. Je déteste les valises, à faire, à défaire, à remplir, à vider. Mais le pire c'est quand même de tout enlever, pour tout remettre dans son placard, quand les habits ont encore l'odeur des vacances, d'ailleurs, d'autre chose.

Je suis rentrée hier soir, comme tant d'autres soirs avant, comme tant d'autres soirs à venir. TGV 6866, Montpellier - Nîmes - Valence - Lyon - Belgarde et puis le terminus. 4 heures passées l'ipod vissé aux oreilles, à regarder filer le paysage, qui change peu à peu. Et le soleil qui disparait, préférant rester là bas, comme je le comprend. Aujourd'hui il pleut, et personne ne s'en inquiète. C'est normal ici, ça n'ennuie plus grand monde. Et là où j'étais hier encore, le soleil doit briller, réconfortant l'air de rien, et là bas ça n'ennuie personne.

J'ai passé 3 excellentes semaines dans le Sud, je suis toujours blanche comme un lavabo, mais c'est à la mode parait-il. Je pourrai dire malgré tout que mon été à moi s'est terminé le 28 octobre, pas mal non ?

Je redécouvre les joies de la solitude, voir mon frère trainer la journée entière en caleçon Simpson, passer la mienne en jogging, bouger de l'ordi à la télé, de la télé au frigo, et le refermer sans rien prendre parce que quand même, 2 kilos de perdus en 3 semaines, c'est pas pour tout reprendre. Et je passe de blog en blog, de forum en myspace, je lis la vie des gens, et de temps en temps je regarde le lac par la fenêtre. Et la pluie qui tombe. Et je pense au soleil de là bas. Derrière les montagnes, derrière beaucoup de montagnes.

Et je pense à toi.

Et j'aime pas changer d'heure.

Mon dieu que cet article est plat.

Listening : Mylène Farmer - Avant que l'ombre... (quand je vais mal j'aime bien écouter de la musique qui m'aide à aller encore plus mal)
29.10.06 16:54


Et tourne et tourne et ne s'arrête pas



Aujourd'hui est un grand jour. En effet, mon chéri et moi fêtons les 4 ans de vie de notre couple. Je ne sais pas comment je dois considérer ce chiffre : avec joie ("je t'aiiiime"), avec revanche ("ah ah j'vous l'avais bien dit !") ou avec inquiétude ("mon dieu on va commencer à tomber dans la routine")... En fait j'ai pas envie de garder la troisième proposition. Juste dire que ce n'est que du positif, et les interférences négatives, on zappe. Y'a de ça 3 ans, j'aurais écris ici même des trucs super mielleux et très privés, en fait, pour dire à la face du monde à quel point j'aime mon homme. Mais aujourd'hui j'ai un peu envie de garder ça pour moi, une partie en tout cas, comme un secret. Qui n'en est un pour personne, mais on va faire comme si. "Sache que je n'oublie rien..." Je t'aime.

Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi...
Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas (?)

Listening : Placebo - Slave to the wage remix
23.10.06 14:47


Butterfly, butterfly butterfly, butterflyyyyyy



Un truc qui peut aussi bien être réconfortant que déprimant au possible, ce sont les appels à ma famille lorsque je suis loin de chez moi. En l'occurrence ça ne me déprime pas en raison de l'éloignement, mais plutôt des sujets abordés. L'argent avec ma mère ("si je te paie cette place de concert, tu n'auras pas l'argent du billet de train !"), la nouvelle connasse de mon père avec mon frère ("elle a pas beaucoup de cheveux, en fait. Mais nan pas chauve. Tsss"), la Star Academy avec ma grand mère ("c'est quoi être nominé ?") Et le "on se réjouis de te revoir" collectif qui clôt toute conversation téléphonique digne de ce nom. Je ne sais pas, c'est con, mais ça me fout le bourdon, cette impression que chacun tente désespérément de trouver un pauvre sujet de conversation.

Un truc qui me déprime bien, aussi, c'est la guitare. Je m'explique. Depuis hier (oui bon ça va hein, faut bien commencer un jour), mon chéri tente de m'apprendre à faire sortir un son digne de ce nom de son instrument maîtresse. Et lorsque je le vois gratter furieusement Black-Eyed, Every you every me et autres Plug in baby, moi, assise sur le lit, je me débat avec Come as you are, et encore, l'intro. Quant à J'ai demandé à la lune, n'en parlons pas, Nicola Sirkis lui même ne reconnaîtrait pas son oeuvre. Bref, quand on sait que mon rêve ultime c'est de monter un groupe de rock (insistez sur ce dernier mot) avec mon chéri et mon frère (faute de mieux, le frère), on se dit que je vais devoir revoir mes ambitions à la baisse. Ou alors chanter, sans autre instrument que ma voix de crécelle, abandonner le rock, me teindre en rousse, louer Bercy 13 soirs de suite et un cercueil de verre en guise de tenue de scène. Ah ah, cette transition de maître, puisque justement je voulais vous parler du nouveau single de Mylène Farmer (ben oui quoi, vous aviez quand même compris que je parlais d'elle, rassurez-moi ?)

Bref, le single en question je ne l'ai entendu qu'une fois, mais ça me suffit pour dire que c'est une arnaque. Avant que l'ombre... live. Enlevez le mot de la fin, insérez le CD studio et vous obtiendrez le même résultat. Voix retouchée, public tout simplement muet (supprimé, dirons-nous), guitares qui sortent d'on ne sait où, final coupé sans raison, bref, déçue je suis.

Pour un peu je préférerais même le nouveau single de Superbus, qui d'ailleurs tourne en ce moment même. Et hop, une transition de plus réussie.
Pour rester dans la chanson à texte, nous sommes vendredi soir et la Star Ac m'attend.

Listening : Superbus - Butterfly
20.10.06 21:00


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